# Faut-il louer une voiture au Maroc pour plus de liberté ?
Le Maroc fascine par sa diversité géographique et culturelle, mais la question du transport reste cruciale pour qui souhaite explorer le royaume en profondeur. Entre les médinas labyrinthiques des villes impériales et les étendues désertiques du sud, la mobilité devient rapidement un enjeu central. Alors que certains voyageurs privilégient l’authenticité des transports locaux, d’autres recherchent l’autonomie qu’offre la conduite individuelle. Cette interrogation mérite une analyse détaillée, car le choix du mode de déplacement influence directement l’expérience vécue et les possibilités d’exploration. Les infrastructures routières marocaines ont considérablement évolué ces dernières années, rendant la location de véhicule plus attractive, mais cette option comporte également des spécificités qu’il convient d’examiner avant de prendre une décision.
Les infrastructures routières marocaines : état des axes Marrakech-Essaouira et Tanger-Chefchaouen
Le réseau routier marocain présente une qualité variable selon les régions traversées. L’axe reliant Marrakech à Essaouira illustre parfaitement cette réalité contrastée. Cette route nationale offre un tracé globalement bien entretenu, avec un revêtement correct permettant une circulation fluide la majeure partie de l’année. Le trajet d’environ 190 kilomètres se parcourt en moins de trois heures dans des conditions normales. La signalisation reste claire et les aires de repos suffisamment fréquentes pour permettre des pauses régulières.
En revanche, l’itinéraire entre Tanger et Chefchaouen présente davantage de défis. Cette route sinueuse serpente à travers les montagnes du Rif sur près de 110 kilomètres. Les virages en épingle sont fréquents et nécessitent une attention constante, particulièrement lors des périodes de brouillard qui peuvent réduire significativement la visibilité. Malgré ces contraintes, le trajet reste praticable toute l’année pour un conducteur habitué aux routes de montagne. La durée du voyage varie généralement entre deux heures trente et trois heures selon les conditions météorologiques.
Qualité du réseau autoroutier entre casablanca et agadir via l’autoroute A7
L’autoroute A7 représente l’un des investissements les plus ambitieux du Maroc en matière d’infrastructure routière. Ce tronçon moderne relie Casablanca à Agadir sur plus de 450 kilomètres, transformant radicalement les possibilités de déplacement entre ces deux métropoles. Les standards de construction respectent les normes internationales avec une chaussée à deux fois deux voies séparées par un terre-plein central. Les aires de service, espacées tous les 40 à 60 kilomètres, proposent des installations correctes incluant stations-service, cafétérias et sanitaires.
Le tarif du péage pour l’intégralité du trajet s’élève à environ 180 dirhams, soit approximativement 18 euros. Cette dépense reste raisonnable compte tenu du gain de temps et du confort offerts. La vitesse autorisée atteint 120 km/h, permettant de couvrir la distance en quatre heures trente environ. Les statistiques de sécurité montrent un taux d’accidents inférieur de 60% comparé aux routes nationales équivalentes, selon les données de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière.
Conditions de circulation sur les routes nationales RN1 et RN2 vers le désert
Les routes nationales menant vers les régions désertiques du sud marocain présentent des
Les routes nationales RN1 et RN2 constituent les épines dorsales qui desservent progressivement les zones de steppe puis les portes du désert, notamment en direction de Guelmim, Tan-Tan ou encore Tarfaya pour la RN1, et vers Errachidia ou Bouarfa pour la RN2. Leur état est globalement correct, avec un bitume parfois usé sur certaines portions mais rarement impraticable. En revanche, la majorité du tracé se fait en une seule voie par sens, sans séparation centrale, ce qui impose une vigilance particulière lors des dépassements de poids lourds. Les limitations de vitesse sont plus strictes à l’approche des villages et des agglomérations, où les radars mobiles et contrôles de gendarmerie sont fréquents.
Plus on s’enfonce vers le sud et les zones semi-désertiques, plus la circulation se fait rare. Cela représente un avantage en termes de confort, mais peut devenir un inconvénient en cas de panne mécanique ou de problème de santé, car l’assistance peut mettre du temps à arriver. Il est donc recommandé de partir avec un véhicule en bon état, de vérifier la pression des pneus avant de quitter les grands centres urbains et de conserver systématiquement au minimum la moitié du réservoir de carburant. En saison estivale, les fortes chaleurs peuvent également fragiliser la mécanique et rendre les trajets plus fatigants pour le conducteur comme pour les passagers.
Particularités des routes de montagne du haut atlas et du rif
Les routes de montagne du Haut Atlas et du Rif offrent des panoramas spectaculaires, mais exigent une conduite prudente et expérimentée. Les axes tels que le col du Tizi n’Tichka entre Marrakech et Ouarzazate ou certaines portions menant vers Imlil, Imilchil ou Chefchaouen cumulent virages serrés, dénivelés importants et accotements parfois limités. Sur ces routes, la vitesse moyenne chute souvent autour de 40 à 60 km/h, même lorsque la chaussée est correcte. Vous devez anticiper la présence de camions lents, de minibus et parfois de troupeaux d’animaux qui empiètent sur la chaussée.
En hiver, la neige et le verglas peuvent compliquer fortement la circulation sur les hauts plateaux du Moyen et du Haut Atlas, entraînant parfois des fermetures temporaires de cols. Informez-vous la veille du départ auprès de votre hébergement ou des autorités locales sur l’état des routes, notamment entre novembre et mars. Dans le Rif, le principal défi réside davantage dans la sinuosité et la densité du trafic local que dans les conditions climatiques, même si le brouillard et la pluie peuvent rapidement réduire la visibilité. Louer une voiture avec de bons freins, des pneus récents et, si possible, l’ABS, n’est donc pas un luxe mais une mesure de sécurité élémentaire.
Signalétique routière et GPS dans les zones rurales du Souss-Massa
La signalétique au Maroc a fait de nets progrès, y compris dans les régions rurales comme le Souss-Massa (autour d’Agadir, Taroudant, Taliouine ou Tata). Les panneaux directionnels sont généralement bilingues, en arabe et en français, ce qui facilite l’orientation pour un conducteur francophone. Cependant, dès que l’on s’écarte des axes principaux pour emprunter des petites routes secondaires ou des pistes menant à un village reculé, la signalisation devient plus aléatoire. Il n’est pas rare de ne trouver aucune indication pendant plusieurs kilomètres.
Concernant les outils de navigation, les applications de type GPS fonctionnent bien autour des grandes villes et sur les grands axes, mais peuvent se montrer approximatives sur les petites pistes ou les chemins agricoles. Dans ces cas, il est utile de combiner plusieurs sources : cartes hors-ligne téléchargées à l’avance, indications données par les habitants, et bon sens d’orientation. Une astuce simple consiste à toujours vérifier auprès de votre hébergeur (gîte, maison d’hôtes) le meilleur itinéraire pour arriver en voiture, car certains trajets suggérés par les GPS vous font passer par des pistes inutiles ou plus difficiles.
Comparatif tarifaire : location de véhicule versus taxis collectifs et CTM
Coût journalier des agences hertz, avis et locales à l’aéroport de Rabat-Salé
À l’aéroport de Rabat-Salé, comme dans les autres aéroports marocains, vous trouverez à la fois des enseignes internationales (Hertz, Avis, Europcar, etc.) et des agences locales. Pour une petite citadine ou une Dacia Logan, les grandes marques affichent généralement des tarifs compris entre 35 et 55 € par jour selon la saison, avec des hausses marquées pendant les vacances scolaires européennes et l’été. Ces loueurs exigent presque toujours une carte de crédit au nom du conducteur principal et bloquent une franchise relativement élevée en pré-autorisation.
Les agences locales, souvent moins visibles mais très présentes en ligne et dans les forums de voyageurs, proposent des tarifs plus compétitifs, autour de 20 à 30 € par jour pour un véhicule équivalent, dès que l’on loue plusieurs jours. Les conditions de paiement sont parfois plus souples (acompte réduit, paiement sur place, voire caution en espèces), mais il est essentiel de lire attentivement le contrat et de vérifier le niveau d’assurance inclus. Pour un séjour d’une semaine ou plus, la différence de coût entre un loueur international et un loueur local peut facilement atteindre 150 à 200 €, ce qui représente un budget non négligeable sur un voyage au Maroc.
Budget carburant selon le type de véhicule pour un circuit Fès-Merzouga
Le carburant figure parmi les principales lignes de dépense lorsqu’on choisit de louer une voiture au Maroc, surtout pour un long circuit comme Fès–Merzouga aller-retour (environ 900 à 1 000 km selon l’itinéraire exact). Le prix du litre de diesel et d’essence oscille généralement entre 1,20 et 1,40 € l’équivalent, avec des fluctuations liées au marché international. À titre indicatif, une citadine essence consommant 6 l/100 km nécessitera environ 54 à 60 litres pour parcourir cet itinéraire, soit un budget carburant compris entre 70 et 85 €.
Un SUV ou un 4×4 diesel, souvent choisis pour davantage de confort ou pour s’aventurer ponctuellement sur des pistes, affichera plutôt une consommation de 7,5 à 9 l/100 km. Sur la même distance, vous pouvez donc prévoir entre 90 et 120 € de carburant. Pour minimiser les coûts, il est conseillé de faire le plein dans les grandes villes, où la concurrence entre stations est plus forte, et de surveiller le niveau de carburant avant d’attaquer les portions les plus isolées, notamment entre Errachidia et Merzouga. Vous éviterez ainsi les stations isolées, parfois un peu plus chères ou aux horaires irréguliers.
Tarification des grands taxis partagés sur l’axe Ouarzazate-Zagora
Les grands taxis partagés constituent une alternative économique et typiquement marocaine à la location de voiture individuelle. Sur l’axe Ouarzazate–Zagora (environ 160 km), le tarif par personne se situe généralement entre 70 et 120 dirhams, soit 7 à 12 € environ, en fonction de la saison et du point de départ exact. Le véhicule, souvent une vieille berline ou un monospace, ne part qu’une fois toutes les places occupées, ce qui implique parfois une attente plus ou moins longue à la gare routière ou au point de rassemblement.
Pour un couple ou un petit groupe, il est possible de « privatiser » le grand taxi en payant l’ensemble des sièges, ce qui revient souvent à 400–600 dirhams pour le trajet total. Cette solution reste moins chère qu’une location avec chauffeur privé, tout en offrant une certaine flexibilité sur les arrêts en route. Toutefois, elle ne procure ni l’intimité ni la liberté de mouvement qu’offre une voiture de location, notamment pour faire des détours vers les ksour et les oasis de la vallée du Drâa.
Prix des péages autoroutiers Casablanca-Tanger et frais de stationnement urbain
Les autoroutes marocaines sont payantes mais restent abordables par rapport aux standards européens. Sur l’axe Casablanca–Tanger Med via l’autoroute A1, le coût du péage pour un véhicule léger se situe autour de 190–210 dirhams (environ 18–20 €) pour l’intégralité du trajet. En contrepartie, vous bénéficiez d’une chaussée de bonne qualité, de limitations de vitesse claires et d’un gain de temps substantiel par rapport aux routes nationales parallèles. Pour un road-trip combinant plusieurs segments d’autoroute, il est judicieux d’intégrer un budget péages global de 50 à 100 € pour un séjour de deux semaines.
En milieu urbain, le stationnement est rarement gratuit dans les zones centrales des grandes villes comme Casablanca, Rabat, Fès ou Marrakech. Comptez entre 2 et 5 dirhams de l’heure sur les places surveillées par un gardien, et autour de 20–30 dirhams pour une nuit sur un parking gardé à proximité d’une médina. Ces frais restent modestes, mais s’additionnent au fil des jours, en particulier si vous laissez la voiture inutilisée pendant que vous explorez la ville à pied. Là encore, une bonne stratégie consiste à choisir un hébergement proposant un parking privé ou un accord avec un parking voisin.
Réglementation et documents obligatoires pour conduire au maroc
Permis de conduire international et reconnaissance du permis européen
Pour un séjour touristique, le permis de conduire européen ou suisse est reconnu et permet de rouler légalement au Maroc pendant une durée de 90 jours. Il n’est donc pas indispensable de posséder un permis de conduire international si votre permis est rédigé en caractères latins et comporte une photo. Toutefois, pour certains pays hors Union européenne ou pour les permis rédigés dans un alphabet non latin, l’obtention d’un permis international ou d’une traduction officielle peut être exigée par les loueurs comme par les autorités.
Au moment de récupérer votre voiture de location, l’agence vous demandera systématiquement votre passeport, votre permis en cours de validité et, le plus souvent, une carte bancaire au nom du conducteur principal. Veillez à conserver ces documents dans la voiture, mais hors de vue, car ils peuvent être requis lors des contrôles routiers fréquents sur les axes principaux. En cas de dépassement de la durée légale de séjour, la situation se complique tant sur le plan administratif que pour la validité de votre assurance, d’où l’importance de respecter les 90 jours maximum.
Assurance tous risques et franchise collision selon les loueurs
Au Maroc, la plupart des contrats de location incluent au minimum une assurance au tiers ainsi qu’une couverture de base en cas de vol ou de dommage (CDW). Toutefois, ces formules s’accompagnent souvent d’une franchise élevée, qui peut atteindre 10 000 à 20 000 dirhams (environ 900 à 1 800 €) pour un véhicule standard. En cas d’accident responsable ou de dommages importants (hors exclusions), cette somme reste à votre charge. De nombreux loueurs proposent donc en option un « rachat de franchise » partiel ou total, moyennant un supplément journalier de 5 à 15 € selon le véhicule.
Il est crucial de vérifier les exclusions, qui concernent très fréquemment les pneus, le pare-brise, les bas de caisse ou les dommages sur pistes non autorisées par le contrat. Certaines cartes bancaires haut de gamme incluent une assurance spécifique pour les voitures de location à l’étranger, à condition que la réservation ait été payée avec la carte. Dans ce cas, vous pouvez parfois refuser l’assurance complémentaire proposée par le loueur, mais il est préférable de confirmer les conditions auprès de votre banque avant le départ. Pensez également à photographier l’état de la voiture (carrosserie, pneus, intérieur) lors de la remise des clés pour limiter les litiges au retour.
Procédure en cas d’accident et contacts de la gendarmerie royale
En cas d’accident, même mineur, la règle au Maroc est de ne pas déplacer les véhicules avant l’arrivée des forces de l’ordre, sauf si la sécurité immédiate l’exige. Il convient d’appeler la gendarmerie royale (hors agglomération) ou la police (en ville), dont le numéro d’urgence est le 190. Les agents établissent alors un constat officiel, document indispensable pour toute prise en charge par l’assurance ou l’agence de location. Informez en parallèle votre loueur, qui pourra vous guider sur la marche à suivre et, le cas échéant, organiser un remorquage ou un remplacement de véhicule.
Dans les situations sans blessés, les procédures restent généralement relativement rapides, même si le temps d’attente peut varier selon la localisation. En cas de blessure, les secours médicaux sont dépêchés et les autorités peuvent décider d’une enquête plus poussée, impliquant parfois un passage au poste pour recueillir les témoignages. D’un point de vue pratique, il est utile d’avoir sur son téléphone les numéros de l’agence de location, de votre assurance voyage et de votre hébergement suivant, afin de pouvoir prévenir tout retard ou modification d’itinéraire.
Itinéraires accessibles uniquement en véhicule autonome
Accès aux dunes de l’erg chebbi et vallée du draa en 4×4
Certaines régions emblématiques du Maroc restent difficiles à explorer sans véhicule autonome, en particulier un 4×4. C’est le cas des abords des dunes de l’Erg Chebbi, près de Merzouga, où les transports publics déposent généralement les voyageurs dans le village ou à Rissani, à 35 km, mais ne desservent pas les nombreuses auberges isolées en bordure de désert. Avoir votre propre véhicule vous permet de rejoindre librement votre campement, de visiter les petits villages environnants et de varier les points de vue sur les dunes, tout en respectant les pistes aménagées pour éviter l’ensablement.
La vallée du Drâa, entre Ouarzazate et Zagora puis vers M’Hamid, illustre aussi cet avantage. Les bus et grands taxis longent la vallée par l’axe principal, mais ne s’arrêtent qu’aux grands villages. Avec une voiture de location, vous avez la liberté de vous enfoncer dans les palmeraies, de visiter des kasbahs à l’écart de la route principale et d’accéder à des départs de randonnées peu fréquentés. Un 4×4 n’est pas toujours indispensable sur tout l’itinéraire, mais il apporte une marge de sécurité appréciable si vous prévoyez des incursions sur pistes ou en cas d’intempéries.
Circuit des kasbahs de la route des mille kasbahs sans transports publics
La fameuse route des « mille kasbahs », qui s’étend globalement entre Ouarzazate, Skoura, la vallée des Roses, les gorges du Dadès et celles du Todgha, n’est que partiellement couverte par les transports publics. Les bus desservent les grands centres comme Tinghir ou Boumalne Dadès, mais la plupart des kasbahs restaurées ou des maisons d’hôtes de charme se situent à plusieurs kilomètres de la route principale, souvent au bout de petites routes ou pistes. Sans véhicule autonome, vous devrez multiplier les petits taxis ou les transferts privés, ce qui alourdit rapidement le budget et réduit votre flexibilité.
En louant une voiture, vous pouvez dessiner votre propre circuit des kasbahs, en marquant des arrêts impromptus dès qu’une forteresse de pisé attire votre regard au loin. Vous aurez la possibilité de combiner des visites culturelles, des randonnées dans les vallées verdoyantes et des étapes dans des hébergements isolés au plus près des habitants. Cette liberté de mouvement transforme littéralement la perception de la région, en vous permettant de vous attarder sur les sites qui vous touchent le plus, plutôt que de suivre les arrêts imposés par un circuit standard.
Exploration des plages sauvages de legzira et sidi ifni sur la côte atlantique
Sur la côte atlantique sud, entre Agadir et Tiznit puis vers Sidi Ifni, de nombreuses plages restent très peu fréquentées et difficiles d’accès sans voiture. Les célèbres arches rocheuses de Legzira, par exemple, ne sont pas directement reliées par un service régulier de bus ou de taxis collectifs. Les voyageurs se contentent alors souvent des plages les plus proches des villes, pourtant bien plus urbanisées. Avec une voiture de location, vous pouvez au contraire quitter la route principale pour suivre de petites routes côtières, emprunter des pistes courtes mais caillouteuses et atteindre des criques au caractère presque sauvage.
Cette liberté se révèle particulièrement précieuse si vous aimez la photographie, le surf ou simplement les ambiances de bord de mer loin des foules. Vous pouvez organiser vos journées en fonction des marées, de la lumière ou des conditions de vent, sans dépendre d’horaires de bus ou d’excursions organisées. Bien sûr, cela suppose de rester prudent sur les pistes sableuses et de respecter les consignes locales, notamment en évitant de vous engager trop près du rivage avec un véhicule non adapté.
Découverte des villages berbères isolés d’imlil et Aït-Ben-Haddou
Les villages berbères de montagne, comme Imlil dans le Haut Atlas, constituent des bases idéales pour des randonnées ou l’ascension du Toubkal. Il existe bien quelques transports collectifs, mais les correspondances sont parfois longues et les horaires peu adaptés à un court séjour. Disposer de votre propre véhicule vous permet d’arriver tôt le matin, de profiter pleinement de la journée en altitude et de repartir quand bon vous semble. En chemin, vous pouvez faire halte dans des villages moins touristiques, prendre le temps de photographier les terrasses cultivées ou de vous arrêter pour un thé à la menthe chez l’habitant.
Aït-Ben-Haddou, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est souvent inclus dans les circuits organisés au départ de Marrakech, mais ces excursions chronométrent parfois les visites. Avec une voiture de location, vous pouvez choisir de passer la nuit sur place, de flâner dans le ksar en fin de journée lorsque les groupes sont repartis et de profiter de la lumière du lever ou du coucher du soleil. Vous avez aussi la possibilité de combiner ce site avec d’autres villages fortifiés moins connus, mais tout aussi authentiques, disséminés dans la région d’Ouarzazate et de Skoura.
Contraintes et risques de la conduite autonome au royaume chérifien
Code de la route local et comportements des conducteurs urbains à casablanca
Conduire au Maroc implique de s’adapter à un style de conduite parfois plus « instinctif » que dans de nombreux pays européens, en particulier dans les grandes métropoles comme Casablanca. Le code de la route est officiellement similaire (priorités, limitations de vitesse, port de la ceinture, etc.), mais dans la pratique, il n’est pas toujours strictement appliqué. Vous croiserez fréquemment des deux-roues qui remontent les files de voitures, des piétons traversant en dehors des passages protégés ou des véhicules qui changent de file sans avertir.
Dans ce contexte, il est utile d’adopter une conduite défensive : anticiper les réactions des autres, garder des distances de sécurité supérieures et éviter de se laisser entraîner dans des comportements agressifs. L’usage du klaxon est courant, non pas comme un signe d’hostilité, mais plutôt comme un système d’alerte ou de communication. Pour un conducteur étranger, la meilleure stratégie consiste souvent à limiter sa conduite urbaine aux trajets indispensables (vers l’hébergement, la sortie de la ville) et à laisser la voiture au parking pour les déplacements intra-muros, en privilégiant taxis et marche à pied.
Gestion des contrôles policiers et barrages sur les routes interurbaines
Les contrôles de police et les barrages de gendarmerie sont très fréquents sur les routes interurbaines au Maroc. Ils ont pour objectif de vérifier le respect des limitations de vitesse, la détention des papiers du véhicule, voire de filtrer certaines zones sensibles. La plupart du temps, les conducteurs étrangers sont invités à passer sans s’arrêter, un simple signe de la main indiquant que le barrage n’est pas pour eux. Toutefois, il est possible que vous soyez ponctuellement contrôlé, notamment si vous roulez trop vite ou si l’agent souhaite vérifier vos documents.
Dans ce cas, la meilleure attitude est de rester courtois, de présenter calmement votre passeport, votre permis de conduire et les papiers du véhicule fournis par le loueur. En cas d’infraction avérée (excès de vitesse, téléphone au volant, ceinture non attachée, etc.), les amendes sont en principe à régler sur place en espèces, avec remise d’un reçu. D’où l’intérêt de conserver une petite somme en dirhams accessible. Pour éviter les mauvaises surprises, respectez strictement les limitations de vitesse, en particulier à l’approche des agglomérations où des radars fixes ou mobiles sont souvent installés.
Stationnement sécurisé dans les médinas de fès et marrakech
Les médinas historiques de Fès et de Marrakech, avec leurs ruelles étroites et piétonnes, sont inaccessibles en voiture. Il est donc impossible de garer votre véhicule au pied de votre riad, sauf rares exceptions en périphérie. La solution consiste à utiliser les parkings gardés situés aux portes de la médina (Bab Boujloud, Bab El Guissa, parking de la Koutoubia, etc.). Les tarifs restent raisonnables, généralement entre 20 et 40 dirhams pour 24 heures, avec une présence humaine quasi permanente. Laisser sa voiture sur ces parkings est courant, y compris pour plusieurs nuits d’affilée.
Pour plus de sérénité, vous pouvez prévenir à l’avance votre hébergement de l’heure approximative de votre arrivée. De nombreux riads proposent de vous envoyer un employé ou un porteur jusqu’au parking afin de vous guider dans le dédale de la médina, moyennant un petit pourboire. Il est également conseillé de ne pas laisser d’objets visibles à l’intérieur du véhicule, même sur un parking surveillé. Si vous craignez de chercher longtemps une place, privilégiez les hébergements mentionnant clairement « parking privé » ou « parking partenaire » dans leur description.
Alternatives crédibles à la location : excursions organisées et chauffeurs privés
La location de voiture n’est pas la seule option pour explorer le Maroc en profondeur. Pour ceux qui ne souhaitent pas conduire, ou qui appréhendent la circulation locale, les excursions organisées et les services de chauffeurs privés représentent des alternatives tout à fait crédibles. De nombreuses agences locales proposent des circuits à la journée ou sur plusieurs jours au départ des grandes villes (Marrakech, Fès, Agadir, Casablanca), couvrant des destinations phares comme les cascades d’Ouzoud, la vallée de l’Ourika, le désert de Merzouga ou encore la côte atlantique.
Les excursions en groupe, généralement réalisées en minibus, offrent des tarifs attractifs et une logistique entièrement prise en charge, au prix toutefois d’un itinéraire standardisé et de temps de visite parfois limités. Les chauffeurs privés, quant à eux, permettent de personnaliser davantage le parcours : vous pouvez définir vos horaires, vos arrêts photo, et adapter le programme en fonction de vos envies ou de la météo. Le coût est évidemment plus élevé qu’une location de voiture simple, mais reste raisonnable si vous voyagez à plusieurs et partagez la dépense. Pour les voyageurs peu à l’aise au volant à l’étranger, c’est un compromis intéressant entre confort, sécurité et liberté de mouvement.