Que voir absolument lors d’un voyage en voiture à travers le Maroc ?

# Que voir absolument lors d’un voyage en voiture à travers le Maroc ?

Le Maroc se révèle comme une destination extraordinaire pour les amateurs de road trip, offrant une diversité géographique et culturelle rarement égalée sur un territoire relativement compact. Des plages atlantiques aux sommets enneigés de l’Atlas, des médinas millénaires aux étendues sahariennes, chaque kilomètre parcouru dévoile un nouveau visage de ce royaume chargé d’histoire. La liberté qu’offre un voyage en voiture permet d’explorer à son rythme les trésors cachés loin des circuits touristiques classiques, de s’arrêter dans des villages berbères authentiques et de découvrir des paysages époustouflants inaccessibles autrement. Cette aventure automobile promet des rencontres inoubliables, des panoramas à couper le souffle et une immersion totale dans la richesse du patrimoine marocain.

L’itinéraire côtier atlantique : de casablanca à essaouira via el jadida

La côte atlantique marocaine constitue un parcours fascinant qui combine histoire coloniale, traditions maritimes et paysages marins spectaculaires. Cet itinéraire d’environ 400 kilomètres serpente entre villes portuaires animées et plages préservées, offrant une perspective unique sur l’influence maritime dans l’identité marocaine. La route longe l’océan sur de longues portions, permettant d’admirer les vagues de l’Atlantique se brisant contre les falaises ocre typiques de cette région côtière.

La mosquée hassan II de casablanca et la corniche d’aïn diab

Casablanca, métropole économique du royaume, impressionne dès l’arrivée par sa mosquée Hassan II, chef-d’œuvre architectural achevé en 1993. Cette structure colossale possède le minaret le plus haut du monde avec ses 210 mètres, visible à des kilomètres à la ronde. Construite partiellement sur l’océan, elle peut accueillir jusqu’à 105 000 fidèles simultanément. Les visiteurs non-musulmans peuvent explorer l’intérieur lors de visites guidées qui révèlent des détails fascinants : marbre italien, bois de cèdre sculpté, chandeliers vénitiens et un toit ouvrant permettant aux fidèles de prier sous le ciel.

La Corniche d’Aïn Diab s’étend sur plusieurs kilomètres le long de l’océan, offrant restaurants, clubs de plage et espaces de promenade prisés des Casaouis. Cette zone balnéaire animée contraste avec le centre-ville effervescent et constitue un excellent point de départ pour découvrir l’atmosphère cosmopolite de la ville blanche.

Les fortifications portugaises d’el jadida et la citerne portugaise

À environ une heure de route au sud de Casablanca, El Jadida révèle son passé colonial portugais à travers des fortifications remarquablement préservées. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la médina portugaise témoigne de l’occupation européenne qui s’étend de 1502 à 1769. Les remparts massifs encerclent toujours la vieille ville, créant une atmosphère particulière où résonne l’histoire des échanges entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

La Citerne portugaise représente l’attraction phare de la ville. Cette structure souterraine impressionnante servait initialement d’entrepôt avant d’être transformée en réservoir d’eau. Les colonnes gothiques se reflètent dans l’eau stagnante qui recouvre le sol, créant une ambiance mystique amplifiée par la lumière filtrant à travers l’unique ouverture du plafond.

En flânant sur les remparts au coucher du soleil, on mesure mieux l’importance stratégique qu’occupait El Jadida sur la route maritime entre l’Europe et les comptoirs africains. Pour tirer pleinement parti de l’étape, mieux vaut prévoir au moins une demi-journée sur place afin de combiner promenade sur les murailles, visite de la Citerne et balade dans les ruelles blanches de la médina portugaise.

Les plages sauvages de oualidia et sa lagune ostréicole

En poursuivant vers le sud, Oualidia constitue une halte idéale pour qui souhaite mêler gastronomie et nature. Nichée autour d’une lagune protégée de l’Atlantique par un cordon de dunes, la station balnéaire est réputée dans tout le Maroc pour ses huîtres et ses fruits de mer. L’élevage ostréicole y a été développé dès les années 1950 et fournit aujourd’hui une part importante de la production nationale.

La route en voiture permet de longer les falaises et d’accéder à plusieurs points de vue sur la lagune, notamment au niveau des petits parkings improvisés en surplomb. Vous pouvez y organiser un arrêt pour déguster des huîtres ultra fraîches sur de simples tables en plastique, les pieds presque dans le sable. Pour la baignade, privilégiez la partie intérieure de la lagune, beaucoup plus protégée des courants et adaptée aux familles. Ceux qui voyagent hors saison apprécieront tout particulièrement le calme de ce littoral encore préservé du tourisme de masse.

Le port de pêche de safi et ses ateliers de poterie traditionnelle

Plus au sud, Safi est souvent boudée par les itinéraires classiques, alors qu’elle résume à elle seule l’âme maritime du Maroc. Son grand port de pêche compte parmi les plus actifs du pays et l’on peut y observer, tôt le matin, le retour des sardiniers chargés de caisses de poissons. Se promener sur les quais, au milieu des filets étendus et des cris des vendeurs à la criée, offre une immersion brute dans la vie quotidienne marocaine.

Safi est également l’un des centres historiques de la poterie marocaine. Sur la colline des potiers, les ateliers se succèdent, chacun doté de son four traditionnel alimenté au bois. La route en voiture permet de grimper facilement jusqu’à ce quartier artisanal : vous pourrez assister au façonnage des jarres et tajines, puis acheter directement vos pièces sur place, à des prix souvent plus doux que dans les grandes médinas. Prévoyez un peu d’espace dans votre coffre si vous envisagez de ramener un service complet de vaisselle en terre cuite.

Les remparts mogadoriens d’essaouira et la médina UNESCO

Point d’orgue de ce tronçon côtier, Essaouira séduit par son mélange d’influences berbères, portugaises et françaises. Anciennement appelée Mogador, la ville fortifiée est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour la remarquable conservation de sa médina, planifiée au XVIIIe siècle par un architecte français. Les remparts ocre, les bastions et les canons tournés vers l’océan rappellent encore sa vocation initiale de port fortifié.

En voiture, on accède facilement à plusieurs parkings à l’extérieur des murailles : il est ensuite recommandé de visiter la médina à pied, pour se perdre dans le quadrillage de ruelles blanches et bleues. Ne manquez pas le port de pêche, ses chalutiers bleus et le spectacle quotidien des mouettes en quête de restes. Essaouira est aussi un haut lieu des sports de glisse : les vents réguliers en font un spot réputé auprès des kitesurfeurs et véliplanchistes, ce qui explique l’ambiance très décontractée de la ville, à mi-chemin entre médina traditionnelle et station balnéaire bohème.

Le circuit impérial : fès, meknès et les ruines romaines de volubilis

Quitter la côte pour remonter vers le nord-est permet de découvrir un autre visage du Maroc, celui de ses grandes cités impériales. Un road trip autour de Fès et Meknès offre une plongée au cœur de l’histoire politique et religieuse du royaume, sur un territoire où se côtoient médinas médiévales, sites archéologiques romains et villes saintes. En voiture, les distances restent raisonnables : Fès et Meknès ne sont séparées que par une soixantaine de kilomètres, et Volubilis se trouve à mi-chemin.

La médina de fès el-bali et les tanneries de chouara

Fondée au VIIIe siècle, Fès est souvent considérée comme la capitale spirituelle du Maroc. Sa médina principale, Fès el-Bali, forme un dédale de ruelles médiévales classées à l’UNESCO, où la circulation automobile est interdite. Il est donc préférable de garer votre voiture sur l’un des parkings aux portes de la médina, puis d’explorer les quartiers à pied ou avec un guide local pour éviter de se perdre.

Parmi les incontournables, les tanneries de Chouara impressionnent par leurs bassins de teinture disposés en alvéoles, où les peaux sont traitées et colorées selon des techniques inchangées depuis des siècles. La vue panoramique depuis les terrasses des boutiques avoisinantes permet d’observer ce processus artisanal unique, mais l’odeur peut être intense : munissez-vous d’un foulard ou d’un bouquet de menthe, comme le font les locaux. Fès abrite également l’une des plus anciennes universités du monde, l’université Al Quaraouiyine, ainsi que de nombreuses médersas (écoles coraniques) dont les patios sculptés émerveilleront les amateurs d’architecture islamique.

Les portes monumentales de bab mansour à meknès

À environ une heure de route de Fès, Meknès offre une atmosphère plus calme tout en rivalisant de splendeurs architecturales. Ancienne capitale sous le règne du sultan Moulay Ismaïl au XVIIe siècle, la ville est ceinte de puissants remparts ponctués de portes monumentales. La plus célèbre, Bab Mansour, constitue l’un des plus beaux exemples de porte triomphale au Maghreb, avec ses zelliges verts et bleus et ses colonnes récupérées des ruines romaines de Volubilis.

Le centre historique se découvre en grande partie à pied, mais arriver en voiture permet de rayonner facilement entre la médina, le quartier impérial et les greniers royaux. Meknès étant moins touristique que Marrakech ou Fès, les souks y apparaissent plus authentiques et moins orientés vers les visiteurs. Si vous voyagez en voiture, profitez-en pour faire une pause dans les vignobles alentours : la région de Meknès concentre une grande partie de la production viticole marocaine contemporaine.

Le site archéologique de volubilis et ses mosaïques romaines

Entre Fès et Meknès, la route serpente à travers les collines agricoles avant d’atteindre le site archéologique de Volubilis, l’un des plus importants vestiges romains d’Afrique du Nord. Ancienne capitale de la province de Maurétanie tingitane, la ville prospéra entre le Ier et le IIIe siècle grâce à la culture de l’olivier et au commerce. Aujourd’hui, les ruines étendues sur plus de 40 hectares témoignent de cette prospérité passée.

Les visiteurs peuvent déambuler librement parmi les colonnes, l’arc de triomphe, les vestiges des thermes et surtout les villas dotées de mosaïques remarquablement bien conservées. Certaines scènes, comme « Les travaux d’Hercule » ou « Le bain des nymphes », constituent de véritables chefs-d’œuvre de l’art romain. Profiter de la liberté offerte par un voyage en voiture permet d’arriver tôt le matin ou en fin d’après-midi, lorsque la lumière rasante sublime les pierres et que le site est nettement plus calme.

La ville sainte de moulay idriss zerhoun

À quelques kilomètres de Volubilis, accrochée à flanc de colline, la ville de Moulay Idriss Zerhoun constitue un complément idéal à la visite du site romain. Ce bourg aux maisons blanches et vertes abrite le mausolée de Moulay Idriss Ier, descendant du Prophète et fondateur de la première dynastie islamique au Maroc. Longtemps interdite aux non-musulmans pour la nuit, la ville s’est progressivement ouverte au tourisme, et l’on y trouve désormais quelques maisons d’hôtes accueillantes.

En voiture, la montée jusqu’à Moulay Idriss offre de beaux points de vue sur les oliveraies et sur le site de Volubilis en contrebas. Une fois sur place, il convient de laisser son véhicule dans les parkings à l’entrée, puis de gravir les ruelles escarpées à pied. Plusieurs belvédères permettent d’embrasser l’ensemble de la ville et des montagnes environnantes, particulièrement photogéniques au coucher du soleil. C’est aussi l’occasion de découvrir, dans les petites échoppes, des huiles d’olive artisanales produites dans les moulins traditionnels de la région.

La traversée du haut atlas par le col du tizi n’tichka

Relier Marrakech au sud du pays par la route constitue l’une des expériences les plus spectaculaires d’un road trip au Maroc. Le col du Tizi n’Tichka, à 2 260 mètres d’altitude, est la principale porte d’entrée vers le versant saharien du Haut Atlas. La route nationale qui y conduit, récemment rénovée sur de longues sections, enchaîne lacets et panoramas grandioses sur les sommets souvent enneigés en hiver.

Conduire sur cette route exige de la prudence, surtout en période de pluie ou de neige, mais les points de vue valent largement les efforts. Plusieurs belvédères aménagés permettent de s’arrêter en toute sécurité pour photographier les vallées profondes, les villages en pisé accrochés aux pentes et les cultures en terrasse. Il est conseillé d’éviter la traversée de nuit et de vérifier les conditions météo avant de partir, certaines portions pouvant être temporairement fermées en hiver. En contrepartie, la route du Tizi n’Tichka offre un condensé des paysages de montagne qui font la réputation du Maroc auprès des randonneurs du monde entier.

Les oasis et kasbahs de la route des mille kasbahs

Au-delà du Haut Atlas, le paysage change radicalement pour laisser place à une succession d’oasis, de palmeraies et de forteresses en pisé. Surnommée « route des mille kasbahs », la vallée du Dadès et ses affluents concentrent une densité exceptionnelle de ksour (villages fortifiés) et de grandes demeures seigneuriales. Voyager en voiture le long de cet axe entre Ouarzazate, Tinghir et Erfoud permet de multiplier les arrêts dans des sites souvent ignorés des circuits organisés.

Le ksar fortifié d’Aït-Ben-Haddou classé au patrimoine mondial

À une trentaine de kilomètres d’Ouarzazate, le ksar d’Aït-Ben-Haddou s’impose comme l’une des icônes du sud marocain. Ce village fortifié en pisé, juché sur une colline au bord d’un oued souvent à sec, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Ses ruelles étroites, ses tours crénelées et ses greniers collectifs ont servi de décor à de nombreux films et séries, de « Lawrence d’Arabie » à « Game of Thrones ».

En voiture, il est préférable de se garer sur la rive opposée, dans l’un des parkings aménagés, puis de rejoindre le ksar à pied en traversant le lit de la rivière. La montée jusqu’au sommet offre une vue panoramique sur l’ensemble de la vallée et sur les premières montagnes de l’Atlas en arrière-plan. Pour apprécier le site loin des foules, mieux vaut programmer la visite tôt le matin ou en fin de journée, lorsque les excursions en bus ont quitté les lieux et que la lumière dorée met en valeur les façades en terre crue.

La vallée du dadès et ses formations géologiques des doigts de singe

Plus à l’est, la vallée du Dadès se distingue par ses contrastes saisissants entre la verdure de la palmeraie et les falaises rouges qui la dominent. La route qui remonte la vallée depuis Boumalne du Dadès suit le cours de l’oued et offre de multiples possibilités de haltes dans les petits villages perchés. L’un des sites les plus étonnants est celui des « Doigts de Singe », un ensemble de formations rocheuses arrondies sculptées par l’érosion, qui évoquent une main géante agrippée à la montagne.

La fameuse portion de route en épingles à cheveux, fréquemment photographiée, se trouve un peu plus en amont. Grimper jusqu’au belvédère qui la domine vous permettra de saisir toute la dénivellation de cette route spectaculaire. Pour ceux qui souhaitent aller au-delà de la simple conduite, la vallée du Dadès regorge de sentiers de randonnée qui traversent les cultures en terrasse, longent les canaux d’irrigation et mènent vers des gorges plus secrètes. Là encore, voyager en voiture facilite l’accès à des points de départ de randonnées peu desservis par les transports publics.

Les gorges du todgha et leurs parois calcaires de 300 mètres

En continuant vers l’est, les gorges du Todgha constituent un autre temps fort de la route des mille kasbahs. Situées à proximité de Tinghir, elles forment un canyon étroit où les parois calcaires s’élèvent par endroits à plus de 300 mètres de haut, ne laissant qu’un mince ruban de ciel visible au-dessus de la route. L’oued Todgha y coule encore une grande partie de l’année, attirant familles locales et visiteurs en quête de fraîcheur.

La route goudronnée traverse le cœur des gorges, ce qui permet de s’y engager facilement en voiture avant de se garer dans l’un des parkings et de continuer à pied. Les amateurs d’escalade y trouveront plusieurs voies équipées de renommée internationale, tandis que les photographes profiteront de jeux de lumière changeants tout au long de la journée. Pour éviter la forte affluence des excursions à la journée, il peut être judicieux de dormir dans la palmeraie de Tinghir et de visiter les gorges tôt le matin.

La palmeraie de skoura et la kasbah amerhidil

À l’ouest de Ouarzazate, la palmeraie de Skoura offre un visage plus agricole et moins minéral de la région. Sur plus de 25 kilomètres carrés, des milliers de palmiers-dattiers abritent cultures maraîchères, jardins et petites kasbahs familiales. La plus célèbre d’entre elles, la kasbah Amerhidil, est représentée sur l’ancien billet de 50 dirhams, preuve de son importance symbolique dans l’imaginaire marocain.

En voiture, il est possible de s’enfoncer au cœur de la palmeraie par un réseau de pistes en terre battue, à condition de rouler doucement et de respecter les habitants qui y circulent à pied ou en mobylette. De nombreuses maisons d’hôtes aménagées dans d’anciennes kasbahs permettent de passer une nuit au calme, loin des lumières de la ville. C’est aussi un excellent point de départ pour de courtes balades à pied ou à vélo, afin de découvrir le système ingénieux de canaux d’irrigation qui alimente depuis des siècles cette oasis fragile.

L’expérience saharienne dans l’erg chebbi à merzouga

Pour beaucoup de voyageurs, un road trip au Maroc ne serait pas complet sans une immersion dans les dunes du Sahara. L’Erg Chebbi, près du village de Merzouga, est l’un des ergs (champs de dunes) les plus accessibles du pays. Ses dunes, qui peuvent atteindre 150 mètres de hauteur, forment un paysage ondulant aux teintes changeantes selon la position du soleil, allant du jaune pâle à l’orange intense au coucher du soleil.

On accède à Merzouga par une route goudronnée depuis Erfoud ou Rissani, ce qui rend la destination aisément atteignable en voiture classique. Une fois sur place, la plupart des voyageurs laissent leur véhicule au village et rejoignent leur campement dans les dunes à dos de dromadaire ou en 4×4 avec un guide local. Passer une nuit dans un bivouac saharien permet d’assister à un lever de soleil inoubliable sur les dunes, loin de toute pollution lumineuse. Il est recommandé de voyager en dehors des mois les plus chauds (juin à septembre), lorsque les températures diurnes peuvent dépasser les 45 °C, rendant les activités en plein désert difficiles voire dangereuses.

Le nord méditerranéen : tanger, chefchaouen et tétouan

À l’extrême nord du pays, le littoral méditerranéen révèle un Maroc différent, tourné à la fois vers l’Europe voisine et vers les montagnes du Rif. La région se prête particulièrement bien à un voyage en voiture, grâce à un réseau routier de bonne qualité et à des distances relativement courtes entre les principaux points d’intérêt. Entre Tanger, Chefchaouen et Tétouan, vous découvrirez un mélange d’influences andalouses, berbères et cosmopolites, dans un décor de caps rocheux, de criques et de villages colorés.

Le cap spartel et les grottes d’hercule près de tanger

À quelques kilomètres à l’ouest de Tanger, le Cap Spartel marque symboliquement la rencontre entre l’Atlantique et la Méditerranée. Un phare construit au XIXe siècle domine ce promontoire battu par les vents, offrant une vue spectaculaire sur les deux mers. La route côtière qui y mène, bordée de forêts de pins et de plages sauvages, figure parmi les plus agréables de la région à parcourir en voiture.

Non loin de là, les grottes d’Hercule constituent une curiosité géologique et mythologique très populaire. Cette cavité naturelle, agrandie par l’homme au fil des siècles pour l’extraction de la pierre, doit sa célébrité à une ouverture en forme de carte inversée de l’Afrique, découpée dans la falaise donnant sur l’océan. La légende veut que ce soit ici qu’Hercule se serait reposé après avoir séparé l’Europe de l’Afrique. Même si le site est très fréquenté, il mérite une courte visite, d’autant qu’il est facile à intégrer dans un itinéraire en voiture autour de Tanger.

La ville bleue de chefchaouen dans le massif du rif

À l’intérieur des terres, au cœur du massif du Rif, Chefchaouen est devenue l’une des destinations les plus photographiées du Maroc grâce à ses ruelles entièrement badigeonnées de bleu. Fondée au XVe siècle comme forteresse pour résister à l’avancée portugaise, la ville a longtemps été un refuge pour les musulmans et les juifs expulsés d’Andalousie, ce qui explique sa forte influence hispano-mauresque.

La route sinueuse qui y mène, depuis Tanger ou Tétouan, traverse des paysages montagneux verdoyants, bien différents des régions arides du sud. En arrivant, il est préférable de laisser votre voiture dans un parking en périphérie, la médina étant essentiellement piétonne. Chefchaouen se découvre ensuite à pied, en montant et descendant ses escaliers bleus, en s’arrêtant dans les petites places ombragées et en profitant des vues panoramiques depuis les hauteurs. Si vous aimez la randonnée, la proximité du parc national de Talassemtane offre de belles possibilités d’excursions dans les forêts de cèdres et les gorges environnantes.

La médina andalouse de tétouan et ses souks artisanaux

Moins connue que Tanger ou Chefchaouen, Tétouan mérite pourtant largement une halte lors d’un road trip dans le nord marocain. Sa médina, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est considérée comme l’une des plus intactes du pays, avec une forte influence andalouse visible dans l’architecture des maisons, leurs patios intérieurs et leurs balcons en bois sculpté. La ville fut en effet un important centre de repli pour les musulmans et les juifs chassés d’Espagne à partir du XVe siècle.

En voiture, Tétouan est facilement accessible via l’autoroute depuis Tanger. Une fois sur place, il est recommandé de se garer en dehors de la médina et d’explorer les souks à pied. Ceux-ci sont particulièrement réputés pour leurs artisans : tisserands, menuisiers, dinandiers et cordonniers perpétuent des savoir-faire ancestraux. Comparés à d’autres grandes villes, les marchés de Tétouan restent moins touristiques, ce qui permet d’observer plus sereinement le quotidien des habitants. C’est une belle manière de conclure un voyage en voiture à travers le Maroc, en découvrant un visage plus discret mais tout aussi riche de ce pays aux multiples facettes.

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