Les plus belles routes panoramiques à emprunter au maroc

Le Maroc offre un territoire d’une diversité exceptionnelle où se côtoient montagnes enneigées, côtes atlantiques sauvages, plateaux désertiques et vallées verdoyantes. Cette richesse géographique se traduit par un réseau routier qui traverse des paysages à couper le souffle, faisant du royaume chérifien une destination privilégiée pour les amateurs de road trips. Des sommets enneigés du Haut Atlas aux dunes dorées du Sahara, en passant par les falaises escarpées de la côte atlantique, chaque kilomètre parcouru révèle des panoramas d’une beauté saisissante. Ces itinéraires mythiques permettent de découvrir l’âme du Maroc à travers ses paysages les plus spectaculaires.

Route impériale R208 reliant fès à ifrane via les contreforts du moyen atlas

La route R208 constitue l’un des tracés les plus enchanteurs du Moyen Atlas marocain, offrant une transition saisissante entre l’atmosphère urbaine de Fès et la fraîcheur alpine d’Ifrane. Cette artère de 65 kilomètres serpente à travers des paysages qui évoquent davantage la Suisse que l’Afrique du Nord, avec ses forêts de cèdres centenaires et ses prairies verdoyantes.

Le parcours débute par une ascension progressive depuis la plaine de Saïs, où s’étend Fès, vers les premiers contreforts montagneux. La route révèle rapidement son caractère exceptionnel en traversant des zones géologiques remarquables, notamment les formations calcaires du Lias qui confèrent au paysage ses reliefs caractéristiques. L’altitude croissante apporte une fraîcheur bienvenue, particulièrement appréciable durant les mois d’été.

Traversée de la forêt de cèdres de michliffen et panoramas sur le plateau d’ifrane

La forêt de cèdres de Michliffen représente l’un des joyaux naturels les mieux préservés du Moyen Atlas. Ces géants millénaires, dont certains atteignent plus de 40 mètres de hauteur, créent une cathédrale végétale d’une majesté incomparable. La route traverse cette forêt sur plusieurs kilomètres, offrant de multiples occasions d’observer la faune locale, notamment les macaques de Barbarie qui peuplent ces hauteurs.

Le plateau d’Ifrane dévoile ses charmes à mesure que l’on progresse vers l’est. Cette région, surnommée la « Suisse du Maroc », présente un relief ondulé parsemé de lacs naturels et de prairies alpines. Les panoramas depuis les hauteurs de Michliffen embrassent l’ensemble du plateau, révélant un paysage pastoral d’une rare beauté.

Points d’observation géologique aux formations rocheuses d’azrou

Azrou, dont le nom signifie « rocher » en berbère, mérite amplement son appellation. La ville est nichée au cœur d’un amphithéâtre naturel formé par des affleurements de basalte et de calcaire jurassique. Ces formations géologiques, vieilles de plusieurs millions d’années, offrent des points d’observation exceptionnels sur la vallée et les montagnes environnantes.

Les rochers d’Azrou constituent également un terrain de choix pour comprendre l’histoire géologique de la région. Les stratifications visibles témoignent des transformations successives qu’a connues cette partie du Moyen Atlas, depuis l’ère primaire jusqu’aux bouleversements plus récents liés à l’activité volcanique.

Circuit alternatif par ain le

uh et les sources thermales d’oulmès

Pour les voyageurs qui disposent de plus de temps, un circuit alternatif permet de quitter l’axe principal entre Fès et Ifrane pour s’enfoncer davantage dans le Moyen Atlas central. Depuis Azrou, vous pouvez emprunter les routes secondaires menant vers Ain Leuh, charmante bourgade entourée de forêts de chênes verts et de cèdres. Cette boucle offre des panoramas ruraux authentiques, loin des grands flux touristiques, avec des plateaux agricoles, des bergeries et des villages berbères typiques.

En poursuivant vers l’ouest, les sources thermales d’Oulmès constituent une halte intéressante, notamment si vous voyagez sur plusieurs jours. Connues pour leurs eaux bicarbonatées, elles sont exploitées à la fois pour la mise en bouteille et pour leurs vertus thérapeutiques locales. Cette variante par Ain Leuh et Oulmès permet de découvrir un visage plus confidentiel du Moyen Atlas, où les reliefs arrondis alternent avec des vallées encaissées. C’est aussi une excellente option si vous cherchez un itinéraire panoramique au Maroc combinant paysages de montagne et bien-être thermal.

Conditions de circulation hivernale et équipements recommandés pour l’altitude

Si la route R208 se parcourt aisément au printemps et en été, elle peut devenir exigeante en hiver. Entre décembre et mars, les chutes de neige sont fréquentes autour de Michliffen et d’Ifrane, avec des épaisseurs pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres lors des épisodes les plus marqués. La chaussée peut alors être rendue glissante par la neige tassée ou le verglas, en particulier au petit matin et en soirée quand les températures repassent sous 0 °C.

Pour un road trip serein dans le Moyen Atlas en hiver, il est vivement recommandé d’utiliser un véhicule équipé de pneus en bon état, idéalement des pneus quatre saisons ou hiver, et de prévoir des chaînes à neige si vous envisagez de rouler en période de fortes précipitations. Vérifiez également le niveau de liquide de refroidissement et le bon fonctionnement de la batterie, l’altitude et le froid sollicitant davantage la mécanique. Enfin, renseignez-vous avant de partir sur l’état des routes auprès des autorités locales ou de votre hébergeur : certains tronçons peuvent être temporairement fermés ou dégagés avec retard en cas d’intempéries importantes.

Corniche atlantique n1 de rabat à essaouira le long du littoral océanique

En quittant les montagnes pour rejoindre l’océan, la route côtière N1 entre Rabat et Essaouira offre l’un des plus beaux itinéraires panoramiques du Maroc. Ce tracé longe le littoral atlantique sur plus de 400 kilomètres, dévoilant une succession de plages sauvages, de falaises, de zones humides et de villages de pêcheurs. C’est une route idéale pour un road trip au Maroc axé sur les paysages marins, les sports de glisse et la découverte de petites cités balnéaires encore préservées.

Le départ depuis Rabat vous permet de longer d’abord la côte urbaine puis de gagner rapidement des secteurs plus naturels. À mesure que l’on s’éloigne de la capitale, la circulation se fait moins dense et les points de vue sur l’Atlantique se multiplient. Vous alternez entre sections au ras de l’eau, passages en hauteur dominant les falaises et zones de dunes. Cet itinéraire se prête aussi bien à un voyage de plusieurs jours avec étapes qu’à des tronçons à la journée, en fonction du temps dont vous disposez.

Falaises calcaires de témara et formations dunaires de skhirat

Dès la sortie sud de Rabat, les premiers reliefs littoraux se dessinent du côté de Témara. Les falaises calcaires, entaillées par l’érosion marine, offrent de magnifiques points de vue sur l’océan. De petits chemins secondaires permettent parfois de rejoindre des criques discrètes, très appréciées des locaux. Ces falaises constituent également un terrain d’observation intéressant pour les amateurs de géologie, les strates calcaires témoignant des anciens fonds marins qui recouvraient autrefois la région.

En poursuivant vers le sud, la zone de Skhirat marque la transition vers un paysage dominé par les dunes et les longues plages de sable. Les formations dunaires, sculptées par les vents dominants, dessinent des courbes douces qui contrastent avec la force des vagues atlantiques. Pour profiter pleinement de ce secteur, n’hésitez pas à vous arrêter sur les parkings en surplomb de la mer, qui offrent des vues dégagées, notamment au coucher du soleil. C’est ici que l’on mesure à quel point la route panoramique du littoral atlantique au Maroc est variée sur de courtes distances.

Détour panoramique par la lagune de oualidia et ses parcs ostréicoles

Entre El Jadida et Safi, un détour s’impose vers l’une des curiosités naturelles les plus remarquables de la côte atlantique marocaine : la lagune de Oualidia. Nichée entre l’océan et un cordon dunaire, cette lagune forme un plan d’eau calme protégé des vagues, où se développent une riche biodiversité et des parcs ostréicoles renommés. La route qui y mène offre déjà de beaux points de vue sur la côte, mais ce sont surtout les belvédères autour de la lagune qui vous permettront d’apprécier l’ensemble du site.

Oualidia est aussi un excellent lieu de pause pour les amateurs de gastronomie. Les cabanes et petits restaurants installés le long de la lagune proposent des huîtres et fruits de mer ultra-frais, dégustés face à l’eau. Si vous aimez alterner conduite et activités, vous pouvez y pratiquer le kayak ou le stand up paddle dans un environnement très sécurisé, idéal en famille. Ce crochet par la lagune illustre parfaitement la richesse des road trips sur la N1 : en quelques kilomètres seulement, on passe des falaises battues par les vents à une mer intérieure paisible.

Traversée des arganiers endémiques dans la région de safi

Au sud de Safi, la route panoramique se transforme progressivement en un véritable corridor écologique à travers la forêt d’arganiers. Cet arbre endémique du sud-ouest marocain, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, dessine un paysage caractéristique de collines couvertes de silhouettes torsadées. Entre Safi et Essaouira, la N1 serpente au milieu de ces peuplements, offrant de nombreux points de vue sur les plantations traditionnelles en terrasses et sur la côte que l’on devine par endroits à l’horizon.

Sur ce tronçon, vous croiserez probablement des chèvres perchées dans les arganiers, scène emblématique des routes du Maroc. De petites coopératives féminines bordent parfois la chaussée, proposant de l’huile d’argan alimentaire et cosmétique produite de manière artisanale. S’arrêter dans l’une d’elles permet non seulement de ramener un souvenir de votre road trip au Maroc, mais aussi de soutenir l’économie locale. D’un point de vue paysager, la combinaison des arganiers, des collines et de la lumière atlantique crée un décor unique, surtout en fin de journée.

Points de vue stratégiques sur l’archipel des îles purpuraires d’essaouira

À l’approche d’Essaouira, la N1 offre ses derniers panoramas grandioses sur la côte avant d’atteindre la ville fortifiée. En entrant par le nord, plusieurs aires de stationnement non aménagées permettent d’apercevoir au loin l’archipel des îles Purpuraires, un groupe d’îlots rocheux aujourd’hui classés réserve naturelle. Au temps des Phéniciens et des Romains, ces îles étaient exploitées pour la production de pourpre, un colorant précieux extrait de mollusques marins, ce qui leur a donné leur nom.

Depuis les hauteurs de la route ou en vous rapprochant du littoral, vous pouvez profiter de points de vue dégagés sur ces îlots battus par les vagues. La silhouette blanche et bleue d’Essaouira, avec ses remparts qui plongent dans l’océan, constitue un tableau particulièrement photogénique, surtout lorsque la brume marine se dissipe. Terminer cet itinéraire côtier par Essaouira, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est une manière idéale de conclure un road trip panoramique le long de l’Atlantique marocain.

Route des kasbahs p31 dans la vallée du dadès entre ouarzazate et tinghir

La route P31, qui traverse la vallée du Dadès entre Ouarzazate et Tinghir, est l’un des itinéraires les plus spectaculaires pour découvrir la fameuse “Route des Kasbahs”. Sur près de 160 kilomètres, cette route suit les oueds, contourne des plateaux désertiques et s’engouffre dans des gorges impressionnantes, révélant des dizaines de kasbahs et ksour en pisé. C’est un véritable voyage dans le temps, au cœur de l’architecture berbère et des anciennes routes caravanières qui reliaient le Sahara aux villes impériales.

Depuis Ouarzazate, la route longe d’abord l’oasis de Skoura, célèbre pour sa palmeraie et ses kasbahs, avant de gagner progressivement la vallée du Dadès. Les paysages alternent entre zones arides, villages en terre crue et vergers verdoyants irrigués par un ingénieux réseau de canaux. Cette diversité fait de la P31 l’une des plus belles routes panoramiques du Maroc, particulièrement appréciée des photographes et des amateurs de grands espaces. Prévoyez de nombreux arrêts : ici, chaque virage semble ouvrir sur une nouvelle carte postale.

Tracé montagnard n9 traversant le col du tizi n’tichka dans le haut atlas

Parmi les routes de montagne mythiques du Maroc, la N9 qui relie Marrakech à Ouarzazate par le col du Tizi n’Tichka occupe une place à part. Ce tracé audacieux, taillé à flanc de montagne, traverse le Haut Atlas occidental en enchaînant lacets, belvédères et changements de décors spectaculaires. Culminant à 2 260 mètres d’altitude, le col du Tizi n’Tichka constitue l’un des points routiers les plus élevés du pays, offrant un panorama époustouflant sur les crêtes enneigées en hiver et les vallées verdoyantes au printemps.

Cette route, longue d’environ 190 kilomètres entre Marrakech et Ouarzazate, est à la fois un axe stratégique et un itinéraire de road trip incontournable au Maroc. De nombreux tronçons ont été récemment rectifiés et sécurisés, mais le caractère vertigineux du parcours demeure. Il est recommandé de l’emprunter de jour, afin de profiter pleinement des paysages et de rouler dans de bonnes conditions de visibilité. En chemin, vous traverserez des villages berbères accrochés aux pentes, des zones de pâturages d’altitude et des vallées profondes sculptées par l’érosion.

Ascension depuis marrakech vers le point culminant à 2260 mètres d’altitude

Au départ de Marrakech, la N9 s’échappe rapidement de la plaine du Haouz pour attaquer les premiers contreforts de l’Atlas. Les premières dizaines de kilomètres, relativement rectilignes, permettent une mise en jambe en douceur. Puis la route se met à serpenter de plus en plus, gagnant rapidement de l’altitude à travers une série de virages en lacets. À mesure que l’on grimpe, le paysage change : les oliveraies laissent place aux forêts clairsemées, puis aux pâturages et aux reliefs plus minéraux.

Approcher du col du Tizi n’Tichka, c’est un peu comme feuilleter un livre de géographie à ciel ouvert. Les points de vue successifs révèlent les couches de montagnes qui s’empilent à l’horizon, tandis que la route, semblable à un ruban, se faufile entre les crêtes. De nombreux belvédères improvisés jalonnent le tracé, offrant l’occasion de faire une pause pour photographier les panoramas et laisser refroidir les freins. En été, l’altitude apporte une fraîcheur très appréciable par rapport à la chaleur de Marrakech ; en hiver, vous pourrez parfois voir la neige recouvrir les sommets dès 1 800 mètres.

Villages berbères traditionnels de taddert et igherm n’ougdal

Sur la montée puis la descente du col, la N9 traverse plusieurs villages berbères qui témoignent d’un mode de vie montagnard encore très présent. Taddert, situé sur le versant nord du col, est l’un des plus connus. Niché au fond d’une vallée, il se compose de maisons en pisé aux tons ocre qui se confondent presque avec la montagne. Les échoppes au bord de la route proposent tapis, objets artisanaux et parfois des produits du terroir comme le miel ou les noix.

Plus loin, du côté sud, le village d’Igherm n’Ougdal marque l’entrée dans un paysage davantage minéral, aux teintes rouges et brunes très contrastées. Ici, les terrasses agricoles gagnées sur la pente témoignent de l’ingéniosité des populations locales pour s’adapter à un environnement rude. S’arrêter dans ces villages permet d’observer la vie quotidienne, de prendre un thé à la menthe dans un café de bord de route et de profiter d’une autre facette des routes panoramiques du Maroc : la rencontre avec ses habitants.

Descente vers ouarzazate à travers les formations géologiques précambriennes

Après le col, la N9 entame une longue descente en direction de Ouarzazate, dévoilant un tout autre visage du Haut Atlas. Les couches géologiques se font plus anciennes, avec l’apparition de formations précambriennes aux couleurs particulièrement intenses : rouges, violets, parfois presque noires. Ce décor minéral, entaillé par des canyons profonds, donne l’impression de rouler au cœur d’un immense musée géologique à ciel ouvert.

Les géologues considèrent ce secteur comme l’un des plus intéressants du Maroc, car il expose des roches vieilles de plus de 540 millions d’années. Pour le voyageur, cela se traduit par des panoramas saisissants où les strates inclinées dessinent des motifs graphiques sur les flancs des montagnes. Ici, la lumière change radicalement l’ambiance : au lever et au coucher du soleil, les reliefs semblent s’embraser. À l’approche de Ouarzazate, la route se fait plus rectiligne et le paysage s’ouvre sur de vastes plateaux semi-désertiques annonçant les portes du Sahara.

Coopératives artisanales d’huile d’argan dans la région d’argana

Sur la N9 et ses routes connexes, notamment en contournant par la région d’Argana, il est possible de découvrir un autre trésor du patrimoine marocain : l’huile d’argan. Les arganiers, bien adaptés aux climats arides, forment ici des bosquets irréguliers qui ponctuent les collines. De nombreuses coopératives féminines se sont développées dans ce secteur, valorisant un savoir-faire traditionnel de récolte et de pressage des amandons d’argan.

Lors d’un road trip dans le Haut Atlas, faire halte dans l’une de ces coopératives est l’occasion d’observer les différentes étapes de production, du concassage manuel des noix à la pressée de la pâte. Vous pouvez y acheter de l’huile alimentaire, utilisée pour rehausser le goût des salades et tajines, ou de l’huile cosmétique réputée pour ses propriétés nourrissantes. En plus de l’intérêt culturel, ces arrêts permettent de faire une pause bienvenue sur un itinéraire exigeant, tout en contribuant directement au développement économique local.

Circuit saharien m’hamid el ghizlane vers les dunes de l’erg chigaga

Aux confins du sud-est marocain, la piste qui relie M’hamid El Ghizlane aux dunes de l’Erg Chigaga offre une expérience radicalement différente des routes de montagne ou du littoral : celle de l’immensité saharienne. Situé au bout de la route goudronnée venant de Zagora, M’hamid est souvent considéré comme “la dernière oasis” avant le désert. Au-delà, ce ne sont plus des routes au sens classique, mais des pistes et des traces qui serpentent entre les regs (déserts de pierres), les ergs (dunes de sable) et les hamadas (plateaux rocailleux).

Ce circuit saharien se parcourt généralement en 4×4 ou accompagné d’un guide, car le balisage est discret et les conditions peuvent changer rapidement sous l’effet du vent. Sur environ 40 à 50 kilomètres, selon l’itinéraire choisi, vous traversez différents paysages désertiques : plaines caillouteuses à perte de vue, cordons dunaires, lits d’oueds asséchés. Puis, progressivement, se dressent les grandes dunes de l’Erg Chigaga, certaines atteignant près de 100 mètres de hauteur. C’est l’un des plus vastes massifs de dunes du Maroc, offrant un spectacle saisissant au lever et au coucher du soleil.

Route côtière méditerranéenne n16 de tétouan à al hoceima via chefchaouen

Au nord du pays, la N16 dessine une autre route panoramique majeure du Maroc, cette fois le long de la Méditerranée. Entre Tétouan et Al Hoceima, elle épouse les contours du littoral rifain, alternant caps rocheux, criques profondes et petites plages aux eaux turquoise. Ici, la montagne plonge littéralement dans la mer, créant des paysages spectaculaires où la route s’accroche parfois à flanc de falaise. Ce tracé est particulièrement apprécié de ceux qui recherchent un road trip au Maroc combinant mer, montagne et villages de caractère.

Depuis Tétouan, la route longe d’abord la côte en direction de l’est, avec une succession de stations balnéaires et de zones plus sauvages. Un détour par l’intérieur permet de rejoindre Chefchaouen, la célèbre “ville bleue” nichée dans le Rif, avant de redescendre vers la mer. Cette combinaison de tronçons côtiers et de routes de montagne offre une grande variété de panoramas : baies abritées, cols dominant les vallées, reliefs boisés. En arrivant à Al Hoceima, vous découvrez un parc national marin et terrestre réputé pour ses falaises et ses criques préservées, dernier écrin de ce voyage le long du littoral méditerranéen marocain.

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